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Du crowdfunding au crowdlending: une foule de possibilités

Le financement participatif connaît un fort engouement ces dernières années en s’imposant comme alternative crédible aux circuits de financement classiques. Avec une nette appétance aux plateformes de prêts par les particuliers.

Si les banquiers n’ont pas encore de véritables raisons de trembler, le crowdfunding -ou financement participatif- a gagné ses galons de mode de financement disruptif en à peine cinq ans. D’après le baromètre publié en février dernier par l’association professionnelle Financement Participatif France (FPF) et un cabinet d'audit, la finance alternative a plus que doublé de volume entre 2015 et 2016. Les fonds collectés sont ainsi passés de 297 millions d’euros en 2015 à 629 millions l’année dernière. Dans ce paysage français de la finance alternative, la place du crowdfunding est confirmée, avec +40% de fonds collectés. Toutes les typologies progressent : +37% pour le don, +46% pour le prêt et +36% pour l’investissement. Le concept, popularisé en France par des plateformes comme Ulule ou KissKissBankBank, qui finançaient essentiellement des projets artistiques sous forme de don avec contrepartie ou prévente,  a depuis connu de multiples ramifications.
 
Le boom du crowdlending
Celui qui connaît le plus fort taux de croissance est le crowdlending, à savoir les plateformes de prêts à l’adresse des TPE, PME et ETI. Depuis que le gouvernement a permis aux particuliers, en 2014, de prêter des fonds à des entreprises, le nombre de start-up lançant leur plateforme de crédits explose. Pas moins de soixante sont répertoriées par l’Orias, l’organisme chargé de les immatriculer.
Lancé en septembre 2014, le leader en France, Lendix, a apporté à lui seul près de 83 millions d’euros de prêts à des entreprises, dont il a déjà remboursé 18 millions aux prêteurs avec près de 3 millions d’euros d’intérêts. Car il faut savoir que si les premiers apporteurs de fonds participatifs étaient de doux rêveurs sentimentaux, les néo-usagers de ces plateformes sont plutôt mus par l’appât du gain. La rentabilité moyenne atteint environ 7%, selon les chiffres de Financement Participatif France. Un taux élevé qui s’explique en partie par la jeunesse du secteur -peu de dossiers financés ayant fait faillite- mais aussi par la sélection drastique faite par les plateformes les plus reconnues. Ainsi, Lendix n’a retenu que 240 projets sur les quelques 28 000 dossiers qui ont candidaté, d’après ses statistiques publiées à fin mai 2017.
 
Tisser un nouveau lien avec ses clients
De fait, les TPE, PME et ETI qui veulent passer par les fourches caudines de la sélection doivent montrer patte blanche et afficher des ratios financiers qui tiennent la route. Quel intérêt alors dans un environnement où les liquidités coulent à flot ? La réactivité et la diversification des sources de financement, mais aussi le soutien de projets de développement risqués peu prisés par les banquiers, sans demande de garantie, ni de caution personnelle du dirigeant. Ce qui justifie au passage un taux d’intérêt plus important oscillant entre 4 et 9%. Certaines entreprises en profitent aussi pour faire une campagne de communication et se donner une image plus moderne, voire tisser de nouveaux liens avec ses clients/consommateurs désormais créanciers. D’autant qu’un décret publié fin octobre a permis de doubler le plafond des prêts de particuliers sur ces platesformes. Désormais, ils pourront investir jusqu'à 2 000 euros, contre  1 000 euros auparavant. Et jusqu'à 5 000 euros pour des prêts sans intérêts.

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