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Brexit : Quelles conséquences sur les finances des entreprises ?

Au-delà des soubresauts des marchés financiers au lendemain des résultats du referendum pro-Brexit, le réel impact de cette sortie britannique de l'UE est encore difficile à mesurer. Une des conséquences probables serait une augmentation des coûts de financement pour les banques et les sociétés non financières de l’UE et, partant, un durcissement des conditions du crédit pour les entreprises. Mais pour l’heure, le risque Brexit au sein des directions financières est encore mal appréhendé. Seules les entreprises les plus exposées outre-manche font plancher activement leurs avocats sur les mesures à prendre…

Impréparation générale
Cours des devises chahuté, statut incertain des citoyens français travaillant en Grande-Bretagne, et même entrée dans une nouvelle récession économique sont autant de risques pointés du doigt par le cabinet d’avocats anglais Pinsent Masons.

Selon une étude menée en avril par ce dernier auprès de plus de 1 000 sociétés britanniques, françaises et allemandes, seul un quart des organisations interrogées a défini un plan d’action à mettre en place face aux risques découlant d’un Brexit, tandis que plus de la moitié des personnes interrogées (53 %) a avoué que le sujet n’avait fait l’objet d’aucune discussion au sein de leur conseil d’administration.

Le secteur des services financiers apparaît néanmoins comme le plus préparé au changement, avec 58 % des sociétés ayant déjà abordé le sujet du Brexit lors de leur conseil d’administration et 51 % ayant défini un plan d’action. En comparaison, au sein du secteur de la construction, seules 27 % des entreprises ont dit avoir défini un plan d’action. Les prochains mois promettent donc d’être actifs du côté des cabinets d’avocats.

Incertitudes juridiques
En application de l’article 50 du Traité de l’UE, le Royaume-Uni dispose désormais d’un délai de deux ans pour négocier sa sortie, et parallèlement ou consécutivement, de nouveaux accords avec l’UE des 27.

Le Brexit génère ainsi des incertitudes juridiques tant pour les entreprises qui entretiennent des relations commerciales avec des partenaires britanniques que pour celles qui souhaitent accéder aux marchés UK depuis l’UE et réciproquement.

La période de doute résultant d’une mise en œuvre aléatoire de ce fameux article 50 pourrait ainsi dissuader nombre d’entre elles d’engager des investissements dans un contexte réglementaire incertain, en particulier au Royaume-Uni.

Notamment, les relations contractuelles ou simplement commerciales avec un partenaire britannique pourraient voir leur équilibre économique initial modifié, du fait par exemple de l’application de droits de douane. Les directions juridiques et financières devraient donc se préparer à chiffrer l’impact des renégociations de contrats induites par ces changements, même s’il est encore prématuré d’en définir les contours.

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