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Droit des affaires

Tendance métier - direction juridique

« Notre expertise tient en la maîtrise des règles de droit pour que l’entreprise crée de la valeur »

La direction juridique connaît tout de l’entreprise. À l’avant-garde des évolutions, son rôle protecteur pour que l’entreprise soit créatrice de valeur ajoutée, fait face à un triple défi. Franck Rohard, secrétaire général et directeur juridique chez EuropCar Mobility Group nous éclaire sur ces nouveaux enjeux d’accompagnement à l’intérieur de l’entreprise.

 

Question 1 – Comment se situent les directions juridiques en termes de transformation digitale ?

Le digital est déjà une réalité. Aujourd’hui, un juriste réalise sa première recherche d’informations en consultant un moteur de recherche en ligne et non un livre. Le partage de fichier où chacun fait ses commentaires en même temps ou des discussions par messagerie instantanée sont déjà des habitudes bien ancrées. Quant à l’intelligence artificielle, ce n’est pas une révolution, mais juste la mise à disposition de statistiques dans des bases de données.

Pour 60% des cas, c’est extrêmement utile, pour les 40% restant non, notre métier étant de changer les habitudes. Pour cela, il faut connaître les statistiques et les maîtriser pour trouver des arguments afin de l’inverser.

Avec la COVID-19, les juristes se sont adaptés facilement au télétravail, dont le recours va augmenter sans être la norme. Car il y a un point faible : l’accès à l’information non structurée, notre richesse. Les juristes sont les polyglottes de l’entreprise. Ils parlent le langage SI avec le DSI, celui des chiffres avec le DAF, des communicants avec le directeur marketing, du commercial avec le responsable des ventes. Ils connaissent les contrats, les productions réalisées ou encore les prestataires.

Dès lors, ils doivent continuer à se nourrir auprès des services, en partageant leur métier et en étant capables de produire de manière efficace.

 

Question 2 – L’omniprésence du digital change-t-elle les relations avec les jeunes collaborateurs ?

Dans le quotidien des directions juridiques, ce sont les mêmes attentes qu’en 2 000 ou avant : bien réfléchir, avoir un cerveau bien fait, avoir une appétence à apprendre. L’expertise tient en la maîtrise des règles de droit pour que l’entreprise crée de la valeur. La Direction Juridique doit apporter une plus-value économique à l’usage du droit. Plus que le digital, c’est la recherche d’une appréhension sociétale de leur métier et de leur entreprise, ce qui est nouveau avec les jeunes collaborateurs.

 

Question 3 – Quels sont les prochains enjeux pour une direction juridique ?

J’en vois deux. D’un côté, une direction juridique manage des systèmes légaux divers et parfois contradictoires. La moitié des produits importés en France relèvent du droit chinois, la plupart des outils digitaux s’utilisent avec du droit américain... Deux approches sont possibles : aller chercher des expertises spécifiques ; ou rechercher une approche contractuelle cohérente privilégiant la dynamique commerciale.

D’un autre côté, il y a la contribution sociétale. Dans les prochaines années, l’entreprise va devoir rendre des comptes sociétaux, c’est-à-dire être sanctionnée ou félicitée par d’autres personnes que leurs actionnaires. Le statut d’entreprise à mission illustre ce mouvement de fonds, qui prédétermine la raison d’être et le pourquoi de la création et de l’existence d’une entreprise dans la société.

C’est une révolution : l’entreprise depuis l’origine ne s’engageait qu’envers ses actionnaires.

Elle proposait des solutions que les clients acceptaient ou pas. Ce processus va certes encore exister, mais l’entreprise va désormais devoir s’expliquer sur sa démarche et la structure de ses produits et de ses services envers la « société », notion qui ouvre un vaste champ juridique inconnu.

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