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Reprise à la barre : les facteurs clés du succès

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Les reprises à la barre constituent un outil de croissance externe qui peut, sous certaines conditions, s’avérer très profitable pour le repreneur. Mais la réussite d’un tel projet relève d’une équation complexe dont il faut maîtriser plusieurs paramètres.

Reprendre une entreprise à la barre du tribunal, la belle affaire ? Si on se réfère strictement au prix déboursé en moyenne par les repreneurs de ces deux dernières années, la réponse est clairement oui. « Le prix de cession équivaut en moyenne à 6% du chiffre d’affaires de la cible », indique une récente étude de KPMG, qui a passé au crible 500 jugements arrêtant des plans de cession à destination d’entreprises de plus de 20 salariés sur les années civiles 2017 et 2018. Mais au-delà du prix, le défi pour le repreneur consiste à bien évaluer les besoins de financement nécessaires post-reprise pour procéder à la restructuration de l’entreprise et à la reconstitution de son besoin en fonds de roulement. Or, le candidat à la reprise ne dispose que de très peu de temps pour bien comprendre le dossier et évaluer les moyens nécessaires au redressement d’une entreprise souvent abîmée par des mois ou des années de difficultés financières. D’après l’étude, les entreprises ayant fait l’objet d’un plan de cession avaient en moyenne un passif équivalent à 1,2 année de chiffre d’affaires. Pour un candidat repreneur non familier de l’exercice, il est parfois difficile d’intégrer les notions techniques et juridiques propres à cette procédure complexe et de monter un dossier de reprise qui tienne la route en un temps record : 135 jours séparent en moyenne l'ouverture de la procédure collective et l'audience d'examen des offres, et même moins sur les dossiers les plus importants.

L’enjeu social prime 

Outre la vitesse d’exécution des candidats à la reprise d’une entreprise à la barre, le facteur déterminant pour convaincre le tribunal reste encore et toujours la préservation du maximum d’emplois. D’après les statistiques compilés par KPMG, « sur les 38 157 emplois menacés, 29 039 ont été repris par les candidats repreneurs dans le cadre de plans de cession arrêtés à leur profit ». Ce qui conduit à un taux de préservation des emplois menacés de 76%. Par ailleurs, il ressort que le taux d’emplois repris augmente avec la taille de l’entreprise puisque ce taux est de 74% concernant les entreprises de 20 à 50 salariés mais atteint 83% pour les entreprises de plus de 500 salariés. En effet, les enjeux politiques et sociaux de gros dossiers médiatiques sont parfois tels que l’offre la mieux-disante socialement l’emporte parfois au détriment de la pérennité du projet et de la logique industrielle. Dans le cas d’entreprises de taille plus modeste, l’expérience du repreneur dans le secteur d’activité de la cible peut faire la différence. Ainsi, dans les dossiers étudiés par l’étude de KPMG, plus de la moitié des repreneurs exercent déjà dans le même secteur que sa cible

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