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L’ESG, indispensable pour favoriser l’essor d’une finance durable

L’ESG, indispensable pour favoriser l’essor d’une finance durable

L’État français, comme l’Union européenne, cherchent à orienter les flux de capitaux vers des activités durables. Une finance plus responsable, qui a besoin d’un cadre pour pouvoir se standardiser. D’où l’importance de critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) qui puissent être comparables.

 

Environnement, social et gouvernance, le triptyque au cœur d’une finance durable

Comme l’explique l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), les critères ESG permettent « d’évaluer la prise en compte du développement durable et des enjeux de long terme dans la stratégie des acteurs économiques »[1]. Ces critères mesurent par exemple les émissions de CO2 d’une entreprise, son traitement des déchets, la mixité hommes-femmes, les niveaux de rémunération des dirigeants…

 

Ces éléments permettent aux analystes de déterminer la valeur extra-financière d’une entreprise. Cette donnée sert ensuite, aux côtés de la traditionnelle valeur financière, d’outil de décision pour les investisseurs.

 

Investir de manière responsable

Il existe un nombre important de critères ESG, puisque ceux-ci peuvent être déterminés par l’entreprise elle-même, qui choisit les indicateurs qu’elle souhaite publier. De plus, les indicateurs ne présentent pas forcément le même intérêt en fonction du secteur d’activité de l’entreprise.

 

On dit d’une stratégie d’investissement qui intègre des critères ESG dans sa méthodologie qu’elle pratique de l’Investissement Socialement Responsable (ISR). Certaines stratégies intègrent les trois piliers dans leur analyse, tandis que certaines se focalisent en revanche sur l’aspect environnemental, social, ou la gouvernance des sociétés. Ainsi, il existe de nombreux fonds verts, consacrés au financement de la transition énergétique et à la préservation de l’environnement. D’autres fonds, quant à eux, se basent sur des critères sociaux et on a ainsi assisté à l’émergence de fonds solidaires.

 

Une nécessaire standardisation

La multitude de critères ESG existant a cependant nécessité un effort de clarification. L’objectif affiché est de faciliter les comparaisons entre les performances ESG des entreprises, et ainsi de flécher les investissements en direction des plus vertueuses.

 

En France, les grandes entreprises cotées et non cotées ont pour obligation de remplir une « déclaration de rapportage extra-financier ». Le site du ministère de la Transition écologique estimait, en mars 2021, que cela concernait environ 3 800 entreprises dans le pays[2].

 

Des obligations déclaratives qui vont se renforcer sous le coup de nouvelles directives européennes, l’Union européenne s’étant elle aussi donné pour mission de favoriser une finance plus durable et de faciliter les flux de capitaux en faveur des entreprises les mieux notées. L’Union européenne est ainsi en train de finaliser sa taxonomie, c’est-à-dire son classement des entreprises en fonction de la part durable ou verte de leurs activités. La taxonomie concerne 72 activités économiques, responsables de 93 % des émissions de gaz à effet de serre dans l’Union européenne.

 

En outre, le 21 avril dernier, la Commission européenne a présenté son projet de révision de la directive sur le reporting extra-financier des entreprises (NFRD). L’objectif est d’élargir la taille des entreprises concernées par ce reporting, et d’y inclure notamment les entreprises de taille intermédiaire. Un chantier d’envergure, à la portée internationale, car c’est bien sa vision de l’investissement durable que l’Europe tente d’imposer sur la scène internationale en créant ainsi un cadre standardisé.