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Les changements liés à la réforme des retraites

Les changements liés à la réforme des retraites

Réforme des retraites : quels changements ?

 

La réforme des retraites est en marche. Si de nombreux points restent encore en suspens, le contour du nouveau système se dessine. À l’issue de 18 mois de concertation avec les partenaires sociaux, les citoyens et les acteurs de la retraite, Jean-Paul Delevoye, Haut-Commissaire à la réforme des retraites a livré ses préconisations en vue de la création d’un système universel des retraites.

 

Avec un montant de dépenses qui s’établit à 325 milliards d’euros en 2018, le budget des retraites est le premier poste de dépenses de protection sociale. La France totalise 16,2 millions de retraités en 2017, soit 25 % de la population française. En 2017, le nombre de retraités a progressé de 708 000 personnes. Si, en l’an 2000, la France comptait 2 actifs pour un retraité, elle compte désormais 1,7 actif pour un retraité. En projection, le ratio entre les actifs et les retraités devrait atteindre 1,3 en 2070. Suite à ces différents constats, plusieurs pistes de réforme du système actuel sont à l’étude.

 

Vers un système universel de retraite

 

Le rapport préconise ainsi un maintien du système par répartition, sur le principe de la solidarité intergénérationnelle. Néanmoins, les 42 régimes de retraite existants seront remplacés par un système universel de retraite. Ce régime se veut plus simple que le régime précédent, autour du principe « un euro cotisé vaudra les mêmes droits pour tous ». Ainsi, le décompte des cotisations ne se fera plus par trimestre, mais par jour travaillé, chaque point permettant d’augmenter le niveau de retraite. Ce système induit la fin du calcul de la retraite via les 25 meilleures années travaillées pour les salariés du privé et les six derniers mois pour les fonctionnaires. Les primes des fonctionnaires seront désormais soumises à cotisation.

 

Un taux de cotisation préconisé à 28,12 %

 

À l’âge du taux plein, le rendement (établi selon les hypothèses aujourd’hui en vigueur) se situe à 5,5 %, c’est à dire que pour 100 euros cotisés un retraité percevra 5,5 euros par an durant toute sa retraite. Par ailleurs, les cotisations seront identiques pour les salariés du privé, les régimes spéciaux, comme pour les fonctionnaires, avec un taux de cotisation préconisé à 28,12 % supporté à 60 % par l’employeur et à 40 % par le salarié. La réforme prévoit également de relever le minimum de pension : une personne ayant perçu des revenus modestes tout au long de sa carrière professionnelle percevra une pension minimum de 85 % du Smic. Enfin, le rapport préconise une majoration des points de 5 % attribuée dès le premier enfant, alors que, dans le régime privé actuel, il faut trois enfants afin de bénéficier d’une prime de 10 %. Attribuée par défaut à la mère, celle-ci pourra être partagée entre les deux parents.

 

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