• Accueil
  • Actualités
  • Veille
  • Le risque d’allongement des délais de paiement inter-entreprises sonne l’alerte à Bercy
Gestion-finance

Le risque d’allongement des délais de paiement inter-entreprises sonne l’alerte à Bercy

bercy

Pour lutter contre le dangereux réflexe de certaines grandes entreprises de se créer un matelas de trésorerie de précaution au détriment de leurs fragiles fournisseurs pendant cette crise sanitaire, Bercy a créé le 23 mars 2020  un comité de crise sur la dégradation des délais de paiements co-présidé par la Médiation des entreprises et celle du crédit.

Le crédit inter-entreprises représente en France environ 700 milliards d’euros et les retards de paiement sont régulièrement pointés du doigt comme un facteur déclenchant de graves difficultés chez les fournisseurs et sous-traitants de grands comptes peu scrupuleux sur le respect de la loi. Depuis l’arrêt brutal de l’économie et les mesures de confinement mi-mars, certains comportements abusifs remontés à Bercy ont déclenché la sonnette d’alarme et la création lundi 23 mars 2020 d’un comité de crise sur les délais de paiement. Il réunit la Médiation des entreprises, la Médiation du crédit, l’Afep, la CPME, le Medef, l’U2P, les chambres de commerce et de métiers et la DGCCRF. Son rôle est de répondre aux cas les plus difficiles et désamorcer une tendance à la cessation ou au retard de paiement, à rebours des orientations voulues par l’État en matière de relations entre les clients et leurs fournisseurs.

Une ligne de conduite solidaire

Car dans un contexte inédit et périlleux pour l’économie française, le Médiateur des entreprises et le Médiateur national du crédit reçoivent un nombre toujours croissant de signalements de la part des entreprises : « en deux semaines, l’équivalent de 3 mois de saisines a été enregistré » indique la Médiation du crédit début avril 2020. Parmi ces signalements, les retards de paiement font l’objet d’un suivi particulier. En effet, si ces pratiques se généralisaient, une réaction en chaîne pourrait s’activer et provoquer la disparition prématurée de nombreuses entreprises. Le comité appelle l’ensemble des entreprises à adopter une ligne de conduite solidaire dans la gestion des relations contractuelles entre partenaires économiques. Les exemples vertueux d’entreprises comme L’Oréal qui a gelé les créances des salons de coiffure et petites parfumeries jusqu’à la reprise de l’activité, ou de Système U qui a décidé de payer comptant toutes les livraisons pour les entreprises de moins de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires sont largement médiatisés pour créer des émules. Le comité engage ainsi l’ensemble des entreprises à transmettre les informations concernant les comportements de paiements des grands clients (aussi bien exemplaires que non-solidaires) via leurs fédérations professionnelles ou les chambres consulaires qui les consolideront pour le comité. Ce dernier entend privilégier le dialogue avec les entreprises identifiées et fera son possible pour qu’une solution équilibrée soit trouvée. Cependant, le comité informera le ministre de l’Economie et des Finances qui appréciera les suites à donner à tout comportement « non solidaire ».

  • ERPD
    Gestion-finance

    Depuis décembre 2018, l’instruction M22 est désormais la norme comptable de droit commun pour tous les établissements et services médico-sociaux (ESMS), quels que soient leur activité, leur financement (par tarification ou non) et leur gestionnaire. L’état des prévisions de recettes et de dépenses...

  • entreprise
    Gestion-finance

    Pour chaque entreprise, l’accès à un financement diversifié et étendu demeure décisif dans sa capacité à maintenir son rythme de croissance ou à se relever rapidement en cas de coup dur. Or, selon la maturité des activités en cause, la destination des fonds sollicités, la stratégie patrimoniale des...