Compliance, audit et risques

La fonction compliance prend de l’ampleur

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Quels que soit leur secteur d’activité et leur taille, les entreprises doivent aujourd’hui composer avec des normes réglementaires grandissantes. Pour y répondre, les entreprises s’organisent autour de directions compliance et conformité. Des métiers qui devraient gagner en puissance au cours des années à venir.

Assurer le respect des règles, en interne comme à l’externe, afin de permettre à l’entreprise de développer ses activités de façon sereine et pérenne, telle est la mission des fonctions compliance et conformité. Au quotidien, les directions compliance planchent sur des sujets tels que la corruption, les conflits d’intérêts, la fraude ou encore l’éthique. Elles ont également pour mission de veiller au droit de la concurrence ainsi qu’à la sécurité des données. A l’origine, cette fonction s’est principalement déployée au sein des entreprises du secteur financier : banque, assurance et gestion d’actifs demeurent toujours en première ligne face aux évolutions réglementaires. La loi Sapin II, qui oblige les entreprises de plus de 500 salariés et de 100 millions de chiffre d’affaires à mettre en place un dispositif anti-corruption, a largement participé au déploiement des fonctions compliance au sein des entreprises non financières. Aujourd’hui, les groupes industriels et commerciaux sont de plus en plus nombreux à se doter de directions compliance ou, à défaut, de personnes dédiées, notamment au sein des plus petites entités où la fonction compliance peut être assurée par le directeur juridique ou par le secrétaire général du groupe. Des normes telles que le RGPD (règlement général sur la protection des données), adopté le 25 mai 2018, s’appliquent à l’ensemble des entreprises. Celles-ci doivent donc s’organiser en interne pour veiller au respect des règles.

 

  • La compliance au cœur de la gouvernance

Si autrefois la fonction compliance était considérée comme une fonction support, elle est aujourd’hui au cœur des décisions stratégiques de l’entreprise. Dans les grands groupes, les Chief Compliance Officer (CCO) siègent au sein des comités de direction, signe que les sujets réglementaires sont considérés comme prioritaire au plus haut niveau hiérarchique. Le CFO est aujourd’hui au plus proche des dirigeants et sa mission est transversale. Il est donc en lien constat avec les opérationnels et traque les risques qu’ils soient réglementaires ou de réputation. Difficile pour autant de dresser le portrait type du parfait CFO. Un solide bagage académique est certes nécessaire, mais il ne suffit pas. « Outre une vision globale du business et des évolutions de marché de son entreprise, le CCO sera doté d’une grande faculté d’adaptation et d’une bonne sensibilité à l’évolution des règles et à l’éthique. C’est un esprit à la fois ouvert, curieux, indépendant, rigoureux et intègre avec un fort leadership. Il lui faudra être communicant et pédagogue, humain mais ferme », détaille Blandine Cordier, vice-présidente du cercle de la compliance, dans une tribune intitulée : « La compliance, une fonction en pleine évolution ».

 

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