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Krach boursier : comprendre la réaction des marchés face au Covid-19

En seulement un mois, depuis la mi-février 2020, les marchés actions ont connu une chute exceptionnelle. En France, le CAC 40 a perdu plus de 35 % de sa valeur, tout comme la plupart des autres indices boursiers européens. Des chiffres qui rappellent ceux de 2008, où ces mêmes indices avaient perdu plus de 40 % de leur valeur en cours d'année.

 

Cette réaction exceptionnelle est bien sûr liée à l'épidémie de Covid-19, et plus précisément aux mesures de confinement auxquelles sont désormais soumis de nombreux pays. Les conséquences de ces mesures, d'une ampleur inédite, sont d'ores et déjà visibles dans le quotidien de tous et changent radicalement les perspectives économiques de l'année en cours. La BCE, par la voix de sa présidente Madame Christine Lagarde, a évoqué le risque d'une récession de 5 % en Europe cette année en cas de prolongement des mesures de confinement pour une durée de deux à trois mois.

 

Dans ces conditions, on comprend sans mal que les investisseurs aient préféré limiter leurs prises de risque en retirant leurs avoirs des marchés boursiers, mettant fin de manière particulièrement soudaine à un long cycle de hausse des actions démarré en 2009.

 

Un baril de pétrole au plus bas

Par ailleurs, la crise actuelle est aussi celle du marché pétrolier, qui subit une chute historique depuis le début du mois de mars. À l'origine de ce mouvement : la fin de l'entente entre la Russie et les pays de l'OPEP pour limiter la production mondiale de pétrole. En conséquence, les cours de l'or noir s'effondrent. Le 18 mars 2020, le baril WTI (West Texas Intermediate), qui fait référence aux États-Unis, s'échangeait à seulement 20 dollars, son plus bas niveau depuis février 2002. Il s'échangeait encore à 60 dollars en début d'année.

Il convient également de faire le lien avec les ressources de l’Etat via les deux taxes principales qui frappent les produits pétroliers : la TVA ainsi que la TICPE (Taxe Intérieure de Consommation des Produits Energétique). En effet la baisse des tarifs des produits pétroliers et de la consommation des ménages suite au confinement impactent directement les recettes de l’Etat à travers ces deux taxes.

 

Ces deux événements simultanés, le confinement européen d'une part, la chute du pétrole d'autre part, affectent certains secteurs de plein fouet, à commencer par les transports, le tourisme, l’hôtellerie et bien sûr le secteur pétrolier. Par répercussion, il touche également celui des banques et des assurances, mais aussi l'ensemble des autres secteurs qui subissent d'importantes perturbations et doivent parfois mettre leurs salariés au chômage technique lorsqu'il n'est pas possible de leur proposer du télétravail.

 

Les leviers d’action limités des banques centrales

La situation est d'autant plus complexe à gérer que les banques centrales ont cette fois peu de leviers à disposition pour remédier aux difficultés engendrées par cette crise. Aux États-Unis, la baisse drastique des taux directeurs décidée par la Réserve fédérale (Fed) n'a pas permis de rassurer les investisseurs, même si cette mesure permet dès à présent d'accorder des crédits à des taux plus bas pour l'ensemble des entreprises américaines. En Europe, où les taux directeurs de la BCE sont déjà nuls ou négatifs, les leviers sont très faibles pour parvenir à relancer une économie actuellement figée dans le confinement.

 

Pour faire face à cette situation, plusieurs pays ont annoncé d'importantes mesures budgétaires pour soutenir les entreprises en difficultés. Pour autant, sur les marchés, ces annonces ont réveillé le mauvais souvenir de la crise des dettes souveraines de 2010-2013, où les craintes d'insolvabilité étatiques s'étaient ajoutées à celles d'une reprise économique poussive. Ce sont ces ternes perspectives qui, par leur simultanéité, expliquent l'ampleur de l'actuelle chute des marchés.

 

Pour en savoir plus :

 

Pour aller plus loin, retrouvez toutes nos formations sur la banque : son environnement juridique et règlementaire.

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