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Free Cash Flow : tout comprendre à son calcul et ses interactions avec le BFR et les Capex

Free Cash Flow

Pour évaluer la capacité d’une entreprise à créer des richesses, tout ne repose pas sur l’observation de son résultat net, autrement dit de ses bénéfices comptables. Le « flux de trésorerie disponible », ou « free cash flow », mesure la capacité de l’entreprise à « générer du cash », hors investissements nécessaires à son fonctionnement.

 

Le calcul du résultat net est essentiel pour déterminer si une entreprise a été profitable au cours de son exercice comptable. Pour autant, cette notion ne reflète pas la capacité de l’entreprise à faire croître sa trésorerie disponible. Ce paradoxe s’explique du fait que tout nouvel investissement, qui apparaît au bilan sous forme d’immobilisations (acquisition de locaux, d’ordinateurs, de machines industrielles…), n’a pas d’impact immédiat sur le compte de résultat. Il a en revanche un impact direct sur la trésorerie. Ainsi, une entreprise qui investit dans son propre développement peut disposer d’un résultat net positif, mais de flux de trésorerie négatifs. À l’inverse, d’autres opérations peuvent faire varier le compte de résultat sans avoir d’impact sur la trésorerie, comme la variation des stocks.

 

L’équation à connaître

Le Free Cash Flow se calcule en établissant un « tableau des flux de trésorerie ». L’équation appliquée, qui peut varier selon les opérations comptables menées par l’entreprise, respecte le schéma suivant :

 

Free Cash Flow (FCF) = excédent brut d’exploitation (EBE) – impôt sur le résultat d’exploitation – variation du besoin en fonds de roulement (∆ BFR) – nouveaux investissements apparaissant au bilan + cessions d’actifs jusqu’alors présents au bilan

 

On notera que les deux premiers termes de l’équation, à savoir l’EBE diminué de l’impôt, est parfois écrit « EBE * (1 – taux d’imposition) ». L’EBE (comptabilité française) est équivalent à l’EBITDA (comptabilité anglo-saxonne).

 

Le FCF peut également être calculé à partir du résultat opérationnel (proche de l’EBIT en comptabilité anglo-saxonne), à la place de l’EBE. Dans ce cas, doit être ajoutée à l’équation du FCF la valeur des dépréciations, amortissements et provisions de l’exercice clos, pris en compte dans le résultat opérationnel sans avoir généré de décaissements.

 

Une articulation autour du BFR et des Capex

L’équation présentée ci-dessus fait donc intervenir les postes liés aux investissements (« Capex »), ainsi que ceux liés au BFR (BFR = stocks + créances clients – dettes fournisseurs, fiscales et sociales).

 

En effet, le compte de résultat (et donc le calcul de l’EBE) tient compte de la variation des stocks, de l’évolution des créances clients et de l’évolution des dettes courantes, qui ne correspondent pas à des décaissements ou encaissements de trésorerie. Pour éviter de retirer ou rajouter ces éléments un par un, il est plus simple de calculer la variation du BFR sur l’exercice clos, afin de soustraire cette valeur dans le calcul du FCF. Concernant les Capex, il suffit de retirer la valeur brute des nouveaux investissements et de rajouter les produits de cessions (soit l’inverse d’un investissement).

 

Il est dès lors possible de comparer le FCF (génération de trésorerie) au résultat net de l’entreprise (génération de bénéfices comptables). En analyse financière, le FCF revêt une importance particulière, car il permet de mesurer la capacité réelle de l’entreprise à dégager un flux financier positif, qui pourra notamment permettre de désendetter l’entreprise ou verser des dividendes aux actionnaires.

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