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Évaluer la performance d’une entreprise : quels indicateurs considérer ?

Évaluer la performance d’une entreprise

Pour piloter de façon optimale son activité et prendre les décisions adéquates, il est important d’évaluer la performance de son entreprise et de maîtriser le calcul des coûts de revient. Clément Gayot, Chief Financial Officer chez FAAS, décrypte ces deux notions et les enjeux qui y sont liés.

 

Comment évaluer la performance d’une entreprise ?

Il existe plusieurs façons d’appréhender la performance d’une entreprise. De manière classique, nous faisons tout d’abord référence à la performance financière de l’entreprise, c’est-à-dire la capacité d’un actif à créer de la valeur pour ses actionnaires. Mais, au-delà de cet aspect financier, d’autres indicateurs alternatifs, liés à l’environnement, aux ressources humaines, se développent et doivent être intégrés dans l’analyse de la performance et dans la stratégie globale des entreprises. Pour compléter l’évaluation de leur performance, les entreprises ont également tout intérêt à analyser et à comparer avec les chiffres communiqués par leurs concurrents.

 

Quels sont les indicateurs à analyser ?

Si toutes les sociétés sont tenues de produire des comptes, ceux-ci ne sont pas un outil de pilotage efficace pour prendre les bonnes décisions opérationnelles. La performance d’une entreprise se mesure plutôt grâce à des indicateurs alternatifs, adaptés à l’activité de l’entreprise et à ses objectifs spécifiques. Par exemple, le suivi des résultats des commerciaux, si l’enjeu principal est commercial. Les indicateurs sont donc très variés et leur nombre n’est pas limité. Déterminer la stratégie globale permet d’identifier les indicateurs appropriés, afin de piloter l’activité de manière efficiente.

 

De quelle façon les coûts de revient interviennent-ils dans la gestion d’une activité ? Comment le calculer ?

Les coûts de revient correspondent aux coûts engagés pour vendre un produit ou un service. Une mauvaise appréciation de ces derniers peut ainsi conduire à développer une activité non-rentable, à mal orienter ses investissements, à subventionner des foyers de pertes… À long terme, cela peut donc générer des difficultés financières, voire remettre en cause la pérennité d’une société.

 

En fonction de l’activité de l’entreprise, les coûts de revient peuvent être calculés différemment. La première étape est de décomposer l’activité pour définir le périmètre des coûts de revient à calculer (business unit, produit, etc.). Cela permet ensuite de déterminer le niveau de granularité pour identifier l’ensemble des coûts.

 

Parallèlement, il est essentiel de considérer la partie cash dans le calcul des coûts de revient, et notamment les Capex – les investissements récurrents liés à l’usure ou les gros investissements. Ces coûts cachés doivent être pris en compte pour ne pas sous-estimer les prix de vente et considérer une activité rentable alors qu’elle ne l’est pas.

 

Lors de ce calcul, quels sont les écueils à éviter ?

Réussir à simplifier les méthodes utilisées est essentiel, car une société connaît de nombreux coûts et flux. Il faut donc automatiser au maximum les traitements et établir des règles claires, afin d’être capable de justifier les chiffres présentés, et éviter que l’outil utilisé ne devienne trop chronophage.

 

Quelles recommandations donneriez-vous aux dirigeants pour sécuriser la rentabilité de leur activité ?

Pour améliorer les dispositifs en place et optimiser l’évaluation de l’activité, il est tout d’abord important de définir le niveau d’analyse souhaité et de retenir les indicateurs pertinents pour prendre les bonnes décisions et piloter l’entreprise. Puis, il s’agit de mettre en place les données analytiques qui permettront de produire ces indicateurs. Enfin, pour s’assurer qu’aucune charge n’est oubliée, un contrôle de cohérence entre la comptabilité et le reporting analytique sur une base mensuelle, trimestrielle ou annuelle (en fonction des besoins de l’entreprise) est nécessaire.

 

 

 

 

 

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