De la bonne utilisation du Digital dans la formation

Depuis le début des années 2000, les environnements de travail intègrent de manière accélérée de nouveaux espaces numériques : le web 2.0, les ordinateurs portables, tablettes et smartphones ont fait leur entrée dans les bureaux pour une durée indéterminée.
 

En lançant en février 2014 sa « Digital Academy », le groupe Orange apporte un témoignage éloquent de l’utilisation par les entreprises des apports de la révolution numérique. Ce programme, qui touche  166 000 collaborateurs, vise à les aider à intégrer dans leurs pratiques les innovations et les outils déployés par le groupe dans le domaine du digital.

Dans des dimensions plus modestes, de plus en plus d’entreprises ont recours aux solutions numériques dans la mise en œuvre de leurs projets de formation : en 2014, les webformations, le mobile learning, la « gamification » ou les MOOC ne sont plus l’apanage de pionniers visionnaires mais bien considérés comme des solutions alternatives tout à fait satisfaisantes par rapport aux formations présentielles traditionnelles.

L’intégration du Digital dans le domaine de la formation est inéluctable
Les profondes mutations induites par l’utilisation des outils mobiles et du web 2.0 ont des conséquences dans de nombreux aspects de la vie professionnelle et notamment, dans les modalités d’apprentissage :

  • Les collaborateurs accueillent favorablement la possibilité de se former « à leur rythme », et pas nécessairement dans les temps imposés par la formation traditionnelle, le fameux « 9h-17h »
  • La formation se démocratise et n’est plus uniquement réservée à une poignée de privilégiés. Une fois le dispositif de « digital learning » mis en place, il peut en effet être proposé à un plus grand nombre que dans le cas des formations traditionnelles.
  • Bien gérée, la formation dispensée au travers de solutions numériques peut s’avérer moins coûteuse que les dispositifs présentiels.
  • Et enfin, en particulier si elle est complétée par des activités sociales (chat, forums, tutorat…..), la formation digitale peut être l’occasion d’impliquer durablement les collaborateurs de l’entreprise sur un projet transverse ou métier de grande envergure.

Accompagner le mouvement plutôt que  le subir : comment conjuguer les conditions de réussite d’une formation digitale  
Un parcours de formation digitale c’est avant tout………un parcours de formation. Pour être réussie, la formation devra être découpée en séquences rattachées à différents objectifs et sous-objectifs. Il conviendra de rechercher pour chacun des sous objectifs les modalités de transfert de connaissances et d’évaluation les plus pertinentes. Dans un cas, une vidéo sera le meilleur support pour faire passer un message, dans un autre cas, la fiche mémo sera un excellent moyen d’opérer une synthèse avant de passer à la séquence suivante.

Autre facteur clé de succès, la maitrise du budget : celui-ci devra être ventilé entre différentes enveloppes qui devront correspondre à autant de phases du projet. Les sous-consommations ou
sur-consommations par phase pourront ainsi être compensées, dès lors que le pilote du projet a une vision claire des coûts pour l’ensemble des phases et que les devis des fournisseurs auront été précis notamment sur le choix des options.

Et enfin, même dans le cas de formation digitale, le facteur humain reste déterminant. Il parait indispensable que le formateur continue à interagir avec les personnes formées et qu’il les guide dans leur apprentissage. Il est également nécessaire que les stagiaires interagissent entre eux, s’entraident et se motivent mutuellement. Selon moi, les questions soulevées et les réponses apportées dans ce cadre  font partie intégrante du contenu de la formation.

Francis Lefebvre Formation participe à ce mouvement de digitalisation de la formation en lançant prochainement un produit original : la Fun Learning Box. Des activités ludiques de réactivation de connaissances sont proposées quelques jours après la formation. Elles incluent « des défis » tels que des mots croisés, des textes à trous, des QCM ou des frises chronologiques à remplir et permettent de démystifier des matières telles que la fiscalité, le droit ou la comptabilité qui paraissent souvent arides en première approche.