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Dans quel contexte les entreprises préparent-elles les budgets 2020 ?

Budgets 2020

Sur quel environnement économique et fiscal les responsables d’entreprises peuvent-ils tabler, à l’heure de la préparation de leur budget 2020 ?

 

Conjoncture : pas d’amélioration en vue

Les économistes ne s’attendent pas vraiment à un rebond de la croissance au sein des pays industriels, ni à une récession. Selon l’OCDE, les pays industriels devraient enregistrer une croissance de 1,6% en 2020, contre 1,7% en 2019. En France, toujours selon cette même source, la croissance resterait modérée, puisque le PIB croîtrait de 1,2%, soit à peine moins qu’en 2019 (+1,3%). Toutefois, la production de l’industrie manufacturière pourrait reculer de 1% en 2020, à en croire les prévisions du cabinet Xerfi.

 

Fin du CICE

En 2019, la politique fiscale a très nettement, mais artificiellement, soutenu les marges des entreprises. Les employeurs ont à la fois encaissé le CICE au titre de 2018 et bénéficié de l’allègement des charges sociales employeur mis en place depuis le 1er janvier 2019 pour remplacer le CICE. Le total de ces avantages a dépassé 40 milliards d’euros. Néanmoins, ce cumul favorable disparaîtra en 2020, puisque seule la baisse de cotisations est maintenue. Résultat, les entreprises verront leurs charges d’exploitation diminuer, d’où une augmentation du bénéfice imposable. Sans crédit d’impôt, les sociétés vont devoir faire face à un surcroît d’imposition des bénéfices.

 

Baisse modérée de l’impôt sur les sociétés

En contrepartie, la baisse de l’impôt sur les sociétés (IS) se poursuit. Toutefois, elle ne concerne principalement que les grands groupes. Les plus petites PME (moins de 7,63 millions d’euros de chiffre d’affaires) continuent de bénéficier d’un taux réduit. Ce taux de 15%, jusqu’à 38 120 euros de bénéfices par an, ne change pas. Les entreprises plus importantes auront droit, en revanche, à une baisse de taux sur la tranche la plus élevée de leurs bénéfices. Celles réalisant moins de 250 millions d’euros de chiffre d’affaires paieront 28% d’IS, sur la totalité de leur bénéfice. Pour 2019, seule la fraction de bénéfices inférieure à 500 000 euros était éligible à ce taux de 28%. Au-dessus de 500 000 euros, l’imposition était de 31%.

Les plus grandes entreprises (plus de 250 millions d’euros de chiffre d’affaires) seront encore soumises à ce régime différencié, selon le niveau de bénéfice. Elles paieront 28% d’IS, seulement sur la fraction de bénéfices inférieure à 500 000 euros. Au-delà de ce plafond, le taux sera de 31% (contre 33,33% en 2019).

 

Prime de fin d’année renouvelée

La « prime Macron » de fin d’année -exonération totale de charges et d’impôts- est renouvelée. Toutefois, le gouvernement introduit une nouvelle condition : la signature d’un accord d’intéressement.

 

Mécénat : abaissement du taux de réduction d’impôt

Enfin, les grandes entreprises pratiquant le mécénat verront leur réduction d’impôt afférente diminuer. Elle sera ramenée de 60% à 40% pour les versements supérieurs à 2 millions d’euros.

 

En savoir plus :

 

 

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