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« Baromètre 2022 de l’épargne en France et en régions » d’Altaprofits : quelles tendances concernant l’épargne des Français ?

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Tout l’enjeu cette année va être d’accompagner les épargnants afin qu’ils ne prennent pas de décisions radicales 

Réalisé par l’Ifop à l’initiative d’Altaprofits, la 4e édition du « Baromètre 2022 de l’épargne en France et en régions » offre une vision globale du comportement des Français en termes d’épargne, leur façon de préparer leur avenir et leur retraite. Retour sur les résultats de cette nouvelle édition et sur les enjeux à venir pour les épargnants français, avec Stellane Cohen, présidente d’Altaprofits.

Entre sortie de crise sanitaire, situation géopolitique instable, inflation, quelles sont les conséquences du contexte actuel sur l’épargne des Français ?

Notre baromètre arrive cette année dans un contexte particulier. Depuis deux ans, nous connaissons une succession d’événements économiques de grande ampleur, susceptibles d’avoir un impact direct sur l’épargne des Français. Lorsque le baromètre a été réalisé en 2020, l’économie était mise sous cloche à la suite du premier confinement. En 2021, nous avons assisté au début de sa reprise post-Covid. Cette année, nous connaissons des tensions inflationnistes, liées notamment au conflit russo-ukrainien. Pour autant, et c’est le premier grand enseignement de notre baromètre, ces événements n’ont pas d’incidence sur la photographie générale de l’épargne des Français. En effet, 84 % d’entre eux déclarent posséder un ou plusieurs produits d’épargne (livet A, Plan Épargne Logement, Livret de Développement Durable et Solidaire, assurance-vie), ce qui est stable par rapport à l’année 2021 (84 %), ainsi qu’à l’année 2020 (83 %). Les Français restent donc de bons épargnants !

Quelles sont les grandes tendances qui se dégagent de votre nouvelle édition du baromètre concernant les Français et leur épargne ?

Près de trois quarts (72 %) des épargnants placent de l’argent au moins une fois tous les six mois et 42 % d’entre eux le font au moins une fois par mois. Les Français épargnent tout d’abord pour constituer une épargne de précaution, afin de faire face aux imprévus du quotidien, ou bien pour affronter une situation exceptionnelle telle la perte d’un emploi, le soutien à un proche, l’arrivée d’un enfant, une faillite…

Ils se projettent ensuite en plaçant de l’argent dans le cadre d’un projet à long ou à court terme. Les épargnants français continuent à montrer peu d’intérêt pour les risques. Cela se traduit par une préférence pour les produits d’épargne réglementés, un attachement à l’immobilier et à l’assurance-vie en tant que valeurs « refuges », afin de protéger leur épargne contre l’inflation.

Quelles sont les disparités de pratiques que vous observez dans les différentes régions ?

Nous observons quelques spécificités dans chaque région, des tendances à la hausse ou à la baisse qui ne remettent pas en question les grandes tendances nationales — il n’y a pas d’inversion de tendance dans une région particulière. Par exemple, nous observons que la proportion de personnes possédant au moins un produit d’épargne est plus élevée en Bourgogne-Franche-Comté (92 % vs 84 % en moyenne nationale). Il s’agit également de la région où le plus grand nombre d’habitants détiennent plusieurs produits d’épargne (64 % vs 56 % de moyenne nationale). À l’opposé, les habitants de la région Grand Est sont les plus nombreux à n’en posséder aucun (20 % vs 16 % en moyenne)

Nous avons également relevé qu’une majorité d’habitants de Bretagne et de Centre-Val de Loire (52 % dans les deux régions) abondent leurs produits d’épargne au moins une fois par mois (alors que, rappelons-le, la moyenne est de 42 %). Ces différentes variations peuvent s’expliquer par des comportements économiques mais aussi par des structures socio-démographiques différentes.

Par rapport au contexte actuel, quels sont les produits d’épargne que vous recommanderiez aux Français ?

À l’intérieur d’un contrat d’assurance-vie et d’un Plan Épargne Retraite (PER) , il est essentiel que les épargnants privilégient les fonds d’investissement les plus pertinents face à cette situation de remontée de l’inflation : des actifs réels, comme des fonds ayant pour support l’immobilier (SCI, SCPI), des valeurs en Private Equity et en actions de grandes capitalisation boursières, ou encore un fonds croissance (nouvelle mouture du fonds euro-croissance) conçu dans l’objectif de surperformer le traditionnel fonds en euros.

Pour-vous, quels seront les enjeux de l’année 2022 en matière d’épargne en France ?

Tout l’enjeu cette année va être d’accompagner les épargnants afin qu’ils ne prennent pas de décisions radicales pour leur allocation d’actifs au sein de leurs produits d’épargne, pensant faussement préserver leur épargne de l’inflation. Ils devront plutôt procéder à des ajustements en faisant les bons choix d’actifs. Pour la gestion de son épargne, l’épargnant d’aujourd’hui a tout intérêt à se faire aider par un professionnel, afin d’être accompagné dans le choix des bons supports d’investissement, en fonction de son profil, de son objectif, de son horizon de placement et du contexte actuel.