Droit social-GRH

Augmentation du SMIC de 0,99% en 2021

Le décret n°2020-1598 publié au Journal Officiel le 17 décembre 2020 a acté une augmentation du Smic de 0,99 % au 1er janvier 2021. Retour sur le dispositif qui encadre la hausse annuelle du salaire minimum de croissance. 

Les salariés du privé concernés

Comme chaque année, l’augmentation du salaire minimum de croissance est effective au 1er janvier, et concerne les salariés du secteur privé.

En 2021, avec une augmentation de 0,99%, il s’élève désormais à 1 554,58€ par mois – soit 10,25€ brut par heure – en Métropole et en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et à Saint-Pierre-et-Miquelon. À Mayotte, son montant mensuel passe à 1 173,27€, soit 7,74€ de l’heure.

 

Avec un abattement de 10% pour les mineurs de 17 et 18 ans, et de 20% pour ceux de moins de 17 ans, le Smic pour les mineurs passe respectivement à 1 399€ et 1243,73€.

Une revalorisation annuelle basée sur le pouvoir d’achat

Comme prévu par l’article L3231-7 du code du travail, « Le taux du salaire minimum de croissance est fixé par voie réglementaire à l'issue d'une procédure déterminée par décret ». Depuis 2010, il entre en vigueur au 1er janvier. Si cette augmentation légale n’intervient qu’une fois par an, il peut toutefois être revalorisé en cours d’année si « l'indice national des prix à la consommation atteint un niveau correspondant à une hausse d'au moins 2% par rapport à l'indice constaté lors de l'établissement du salaire minimum de croissance immédiatement antérieur » (article L3231-5).

 La fixation du taux dépend ainsi de deux critères :

  • L'évolution de l'indice national des prix à la consommation (autrement dit, l’inflation), comme prévu par l’article L3231-12 du code du travail
  • La moitié de l'augmentation du pouvoir d'achat du Salaire Horaire de Base des Ouvriers et des Employés (SHBOE)

En outre, l’article L3231-8 dispose qu’« en aucun cas, l'accroissement annuel du pouvoir d'achat du salaire minimum de croissance ne peut être inférieur à la moitié de l'augmentation du pouvoir d'achat des salaires horaires moyens enregistrés par l'enquête trimestrielle du ministère chargé du Travail. »