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Analyse de l’ACPR : grands groupes bancaires français, leur situation fin 2021

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Dans le cadre d’une étude sur la situation des banques en 2021, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a analysé les résultats des six principaux groupes bancaires français : BNP Paribas, Société Générale, Groupe Crédit Agricole, Groupe BPCE, Groupe Crédit Mutuel et La Banque Postale. Si ceux-ci ont tiré profit de l’amélioration du contexte économique, l’étude de l’ACPR met également en évidence des points de vigilance et des défis pour l’avenir.

Une amélioration de l’activité des banques françaises

En 2021, les groupes bancaires français ont bénéficié de l’évolution positive du contexte économique. L’ACPR relève en effet plusieurs éléments positifs sur l’évolution de l’activité des banques françaises. 

Une augmentation de leurs bilans

Fin 2021, le bilan prudentiel (concernant les activités bancaires) des six grandes banques s’élevait à 8 178,2 milliards d’euros, soit une hausse de 4 % par rapport à 2020, et leur bilan comptable (couvrant l’intégralité des activités d’un groupe : banque, assurance, gestion d’actifs, etc.) avait progressé de 4,5 %.

Des résultats record

Le produit net bancaire (PNB) des grandes banques françaises a augmenté de 9,9 % par rapport à 2020, pour atteindre 162,4 milliards d’euros. Toutes les activités des banques ont vu leurs revenus augmenter entre 2020 et 2021, avec des hausses importantes pour la Banque de détail en France (+4,5 milliards d’euros) et la Banque de financement et d’investissement (+4 milliards d’euros). Le résultat d’exploitation courante des banques françaises a progressé de 74 %.

Une situation prudentielle renforcée

Les six grands groupes bancaires français ont amélioré leur solidité financière avec un ratio de solvabilité common equity tier 1 (CET1) qui a légèrement augmenté en 2021 (15,54 %) par rapport à 2020 (15,47 %) et 2019 (14,8 %), et des fonds propres qui ont continué leur progression, atteignant 483 milliards d’euros fin 2021, contre 464 milliards d’euros en 2020.

Les défis pour les groupes bancaires français

Si les six principales banques françaises ont vu leur situation s’améliorer en 2021, certains indicateurs doivent faire l’objet d’une attention particulière selon l’ACPR.

Les crédits

En 2021, les prêts non performants (NPL) ont continué de diminuer (105,7 milliards d’euros fin 2021 contre 114,3 milliards d’euros fin 2020). Cette baisse masque toutefois des disparités. Certains secteurs d’activité ont été et/ou seront plus touchés par la crise sanitaire et la crise ukrainienne, à l’image de la restauration et de l’hébergement où le volume de NPL a augmenté de 60 % depuis fin 2019. En outre, les aménagements des remboursements de prêts en raison des difficultés des emprunteurs ont augmenté de plus de 28 %.

Le contexte international

Le conflit entre l’Ukraine et la Russie, ainsi que les restrictions mises en place en Chine suite à la résurgence de la pandémie ont et vont avoir des conséquences économiques en France et sur l’activité des banques françaises : augmentation des prix de l’énergie et des matières premières, difficultés d’approvisionnement et volatilité des marchés financiers.

Le risque cyber

La digitalisation des activités bancaires s’est accrue, notamment avec la pandémie. Celle-ci s’accompagne d’une augmentation du risque d’attaques cyber et impose une plus grande vigilance des banques et une adaptation de leurs infrastructures informatiques.

Le changement climatique

L’ACPR rappelle que les risques liés au changement climatique doivent être intégrés dans la gestion et dans les stratégies des banques.

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